actualité

Quelles protéines pour demain?

Quelles protéines pour demain ?

C'est le vaste sujet de la table -ronde qu’Agrovergne et François Anglade (Acadil) organisait le 3 octobre dernier au Sommet de l’élevage

Anthony Fardet (Inra), rappelait d’abord l’importance d’avoir une vision globale des effets de la consommation alimentaire animale et végétale : nutrition, environnement, valorisation de terres  inexploitables pour l’alimentation humaine, rôle économique de l’élevage en zone rurale, importance des liens sociaux et culturels liés à l’alimentation traditionnelle, respect du bien-être animal sont notamment à envisager. Ainsi, 15% de « calories  animales » est un objectif intéressant vers lesquels les systèmes alimentaire occidentaux et ceux des zones géographiques en développement devrait raisonnablement converger.

Christophe Marcoux de la Coopérative Val Limagne détaillait ensuite les enjeux agronomiques  (sècheresse , maladies, rendement) ou économiques (concurrence du soja américain,) qui expliquent les limites des cultures actuelles (tournesol, soja, colza) même si les producteurs évoluent: des unités de transformation se construisent et des nouvelles cultures se sèment. La profession appelle les citoyens et les politiques à s'engager pour développer la recherche,  réduire les effets de la concurrence par des subventions ou accepter la différence de prix.

Coté terrain, deux représentants des éleveurs,  l’un en Afrique de l’Ouest , l’autre pour la Fédération Nationale Bovine expliquaient pour l’un la demande en viande des nouveaux centres urbains et les conflits pour la terre en période de sécheresse et pour l’autre, la fragilité des élevages ruminants dans un contexte où le consommateur a encore du mal à accepter le prix de la viande bien produite.

Corinne Peyronnet, a rappelé ensuite la démarche de concertation , dont  Terre Univia a été chargé,  entre tous les acteurs des filières proteines,  pour proposer au gouvernement des mesures , dont des cahiers des charges alternatifs , permettant d’atteindre 100% d’autonomie pour l’alimentation humaine et 62% pour l’alimentation animale. Les décisions gouvernementales sont imminentes et la stratégie devrait bientôt être dévoilée.

Invers, jeune start-up auvergnate concluait cette soirée en présentant son modèle économique original qui consiste à produire, de façon « distribuée » chez des agriculteurs, une protéine d’insecte, locale et durable pour les élevages, notamment de poissons, tout en apportant un complément de revenu aux céréaliers.

Voir plus :

http://www.agra.fr/plan-prot-ines-v-g-tales-les-propositions-sur-la-table-art455063-22.html

http://www.terresunivia.fr/decouvrir-terres-univia/actualites/plan-proteines-quelles-attentes-des-filieres-338

Lait et viande à l’international : de l’importance de protéger les paysans

A l’occasion du Sommet de l’élevage 2017, la table-ronde « Lait et viande à l’international »organisée par l’association d’ingénieurs agronomes Agrovergne* a rassemblé plusieurs représentants de groupements d’éleveurs français et africains et un spécialiste des marchés agricoles ** pour aborder le contexte politique et économique des échanges internationaux de lait et de viande et son impact sur les éleveurs du Massif Central mais aussi plus largement les effets boomerang sur les sociétés européennes et africaines.          RETOUR PAGE ACCUEIL

Dsc 0370rognee

La part de ces produits commercialisés à l’international par rapport à la production globale reste faible à l’échelle mondiale : environ 10% en moyenne. Le commerce dépend d’un petit nombre d’acteurs en production : pour le lait il s’agit principalement de l’UE, de la Nouvelles Zélande et des US, pour la viande bovine de l’Australie, du Brésil mais aussi de l’Inde. Très sensibles aux aléas climatiques, aux crises sanitaires, aux décisions politiques et accords commerciaux, ces marchés sont donc impactés par les variations des achats ou de la production de ces quelques acteurs. Le ralentissement économique de la Chine qui représente environ 30% de la consommation explique à lui seul, entre 2015 et 2016, la baisse des échanges et la déstabilisation des marchés intérieurs.

L’importance récente des « produits ingrédients » a été signalée. Lactoseum et Caseine, très recherchés par les IAA améliorent la valorisation du lait mais à contrario, en viande, l’arrivée récente d’Argentine et d’Uruguay de produits découpés des quartiers arrière qui ne représentent  qu’une très faible part du poids de la carcasse mais une part importante de sa valeur peut être très déstabilisante pour l’équilibre de la filière française.

Du coté des groupements producteurs présents, l’intérêt des échanges internationaux comme sources d’innovation et de richesses est souligné d'où leurs efforts pour garder la valeur en France et maitriser les couts logistiques.

 Par contre, ils souhaitent avoir des accords plus équilibrés. La qualité des produits et les modes de production « responsables ».doivent être mieux valorisés dans les accords commerciaux. Certes, lors des négociations, évaluer la valeur de ces critères est compliqué. Mais intégrer ces critères demande aussi un certain volontarisme politique, nombre d’accords portent sur des champs économiques différents entre lesquels des arbitrages politiques sont faits. Les produits agricoles servent parfois d’échange pour exporter d’autres produits ou services. Au final, des produits à plus bas cout de revient répondant à des critères moins élevés menacent la pérennité de ces filières et des éleveurs

Pour l’élevage africain, les enjeux sont assez proches et connus depuis longtemps : l’arrivée des produits mondiaux ou européens concurrence les productions locales et affaiblit les économies rurales basées sur l’élevage. Cela nourrit l’exode rural vers les métropoles puis l’immigration à destination l’Europe qui ébranle nos sociétés.

Pour être pragmatique, il me semble que face aux aléas naturels, économiques ou politiques, il faut  réinventer des systèmes pour protéger les producteurs des baisse de prix ou des accords déséquilibrés ou isoler dans les accords les produits agricoles en considérant qu’ils sont stratégiques pour l’équilibre politiques des société en assurant d’abord l’autosuffisance alimentaire et donc la paix sociale mais aussi parce que l’activité agricole a un rôle environnemental et contribue à l’équilibre des populations dans les territoires.

* http://auvergne.uniagro.fr

** Les intervenants

Yves Tregaro, médiateur délégué des relations commerciales agricoles au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ancien chef d’unité produits animaux, pêche et aquaculture à FranceAgriMer

Emmanuel Bernard, vice Président de la FNB, responsable de l’export

Michel Thouly, éleveur, ancien Président de la coopérative SODIAAL

Hervé Chapelle, directeur du groupement CEMAC-COBEVIAL

Ibrahim Diallo, éleveur, président de l’UMPLB

Homo Deus, une brève histoire de l'avenir

Un livre passionnant de Yuval Noah Harari,  sur les scénarios possibles d'évolution de notre humanité et de notre société compte-tenu des possibilités technologiques biologiques ou de traitements des données. L'auteur prévient , ce n'est pas une prédiction:

Homodeus

Je cite p 79 "Prédire que l'humanité va essayer de conquérir l'immortalité, le bonheur et la divinité, c'est un peu comme prédire que les gens qui se font construire une maison voudront une pelouse à l'avant: cela parait fort probable. Mais sitôt que vous le formulez à voix haute, vous pouvez commencer à réfflechir à d'autres solutions"

Exploiter une mine d'or: la veille sur les réseaux sociaux

Pourquoi se lancer ?

Vous êtes peut-être encore réfrataire à l'idée de communiquer sur les réseaux  sociaux. Cependant, peut-être les utilisez-vous pour votre veille ? Les réseaux sociaux sont des sources informationnelles importantes et désormais incontournables que l'on travaille en B to C ou B to B.

Les cas d'usage sont divers: détection d'experts ou de collaborateurs, surveillance des concurrents et des partenaires, e-réputation, actualités des événements, découverte de ressources documentaires sous forme texte, images ou vidéo....

Pelle ou tamis ?

Faute de procéder avec méthode, les exploiter efficacement peut paraitre  compliqué compte-tenu de la diversité des plateformes et de leurs fontionnements. En réalité, il faut appliquer la même organisation que sur une veille classique: définition des objectifs, choix des mots clés de recherche, maitrise de la "grammaire" de recherche propre à chaque outil,  sélection soigneuse des meilleures sources (comptes et groupes) et automatisation autant que possible de la réception des informations. L'exploitation manuelle (lecture ou grille de critères) ou automatisée est ensuite indispensable.

Une formation spéifique à personnaliser

Je vous propose donc une nouvelle formation axée sur ce sujet dont l'objectif est d'être plus efficace dans sa veille. Pour ceux qui utilisent déjà les réseaux sociaux, il s'agira de se perfectionner et pour les débutants de découvrir rapidement le fonctionnement et les usages possibles de quelques plateformes trés courantes (facebook, linkedIn, twitter, youtube...). Tous repartiront seront capables d'utiliser les réseaux sociaux de la meilleure façon en fonction de leurs enjeux propres.

La formation sera personnalisée en fontion du secteur d'activité et des problématiques propres de l'entreprise ; Elle pourra se tenir en intra entreprise dans vos locaux ou à Clermont-Ferrand dans ma salle de formation.

N"hesitez pas à me contacter via le formulaire de contact afin que je puisse vous rencontrer et adapter mon programme à vos besoins spécifiques.

Salon International du Machinisme Agricole 2017, un salon qui permet d’imaginer ce que sera« Etre agriculteur dans 1O ans »

Au SIMA, ce qui frappait d’abord c’était le gigantisme avec la mise en scène d’énormes tracteurs et d’outils, rarement français, parfois autonomes. On y remarquait des prototypes à propulsion électrique ou bio méthane, des efforts sur la précision de la pulvérisation ou de l’épandage, des pneumatiques respectueux des sols et performants sur route. Face à ces mastodontes, le discret robot autonome de désherbage de la start-up Toulousaine Naïo s’exposait parmi les startups.

Dsc 0179modif

Agriculteurs et entreprises de travaux agricoles peuvent choisir parmi les multiples propositions numériques au service d’une agriculture de précision : gros équipements mais aussi services et ’outils d’aide à la décision digitalisés qui vont du champ à la commercialisation. L’offre numérique court-circuite parfois les écosystèmes traditionnels d’achat et de commercialisation mais permet d’alléger certaines taches de travail, de collaborer avec des confrères toujours rares et plus éloignés et de dégager, parfois, plus de marge.

La protection de l’environnement et des consommateurs et sa réglementation contraignante a stimulé la créativité du secteur. Depuis vingt-cinq ans, la géolocalisation GPS et la télédétection grâce aux images satellites ont petit à petit amélioré la précision de l’utilisation des intrants et de l’eau, la maitrise sanitaire des parcelles ou les systèmes assuranciels. L’acquisition des données et leur traitement sont de plus en plus rapides grâce à des capteurs, au plus près des cultures, sur les tracteurs ou sur des drones. Les agriculteurs peuvent recevoir sur leurs smartphones des alertes d’objets communicants : stations météo, silos ou robots de traite par exemple.

Cette nouvelle agriculture est un plateau de jeu assez animé :

Pour les offreurs de solutions informatiques et de communication, l’interopérabilité des données issues de solutions et d’objets différents est cruciale et la compétition rude pour imposer sa technologie comme la norme dominante.  L’utilisation des données collectées deviendra sans doute, en elle-même, lucrative.

Pour les distributeurs et concessionnaires traditionnels de machines, il faut mettre à niveau technique leurs équipes sinon la distribution directe se développera.

Au cœur des solutions sont les données. Les organismes agricoles et centres de recherche en Agronomie détiennent actuellement la connaissance agronomique, ils ont mis au point des modèles de prévision des maladies, de rendement ou de qualité à partir de jeux de données collectées sur plusieurs années. Ils doivent les rendre toujours plus robustes et faciles d’utilisation pour transformer ces données en valeur. La plateforme Api-agro en est un outil qui rassemblent ces données https://plateforme.api-agro.fr/explore/?sort=modified. Le futur portail numérique des données agricoles en sera une version plus ambitieuse largement ouverte à l'ensemble du big data agricole et aux données d'acteurs ^privés.

Les coopératives distribuent souvent déjà des outils d’aide à la décision issus de ces modèles, certaines ont déjà directement investi dans ce secteur. Concurrencées, à la marge pour le moment, par des plateformes internet dans leurs business d’approvisionnement et d’organisme stockeur, elles doivent plus largement réinventer leur rôle dans le service et le conseil indépendant aux agriculteurs.

Tous les acteurs de l’agriculture (organismes agricoles, industriels ou coopératives, investisseurs) veulent être de cette révolution numérique grâce à l’innovation « ouverte ». Ils organisent des hackactons, concours, appels à projets pour détecter les idées et les attirer. Cette manne financière, même si elle est passagère, est une opportunité qui alimente une riche émulation. Mais, cela ne manque pas de risques car la concurrence est nombreuse et le paysage commence à être installé. Même si ils sont largement médiatisés, tous les nouveaux projets ne sont pas innovants ou économiquement rentables et ils ne survivront pas tous.

Etre agriculteur dans 10 ans ? Il n’y aura pas une agriculture mais des modèles originaux à chaque exploitation. Pour les agriculteurs, un des enjeux est de savoir choisir et mettre en œuvre les services digitaux les plus adaptés à leurs besoins économiques, agronomiques ou organisationnels. Un autre est de savoir si ces outils resteront de « l’aide à la décision «  ou si l’intelligence artificielle permettra aux machines d’arbitrer sans l’homme. Compte-tenu de la complexité des facteurs à prendre en compte, il parait raisonnable actuellement de veiller à maintenir le savoir-faire agronomique. La formation et le conseil seront absolument nécessaires pour développer choix critique et compétences opérationnelles sur les outils digitaux mais aussi maintenir la connaissance agronomique .

Prenez de l'air grâce aux salons!

 

Les salons professionnels sont des lieux merveilleux pour découvrir les tendances, les concurrents ou des fourisseurs potentiels.

L'exploitation du site du CES dans le secteur de la qualité de l'air:

A défaut de les visiter, la consultation de leurs sites internet se révèle riche de découvertes. En filtrant la page exposant du site du CES de Las vegas 2017, sur "santé et biotech "et "entreprises françaises", j'ai découvert les produits intéressants de quelques entreprises françaises qui apportent des solutions pour se protéger des pollutions de l'air qu'elles proviennent des gaz, particules ou des ondes.

Aykow  propose un purificateur d'air sans filtre (aube)  avec une nouvelle technologie brevetée. http://www.aykow.com

Plumelabs dont les produits permentent de détecter les polluants et les lieux les moins pollués https://plumelabs.com

Wair décline des foulards et tours de cou qui peuvent se transformer en masque anti-pollution sur simple alerte de l'application  http://www.wair.fr

enfin Spartan, dessine des sous-vêtements qui protégent la fertilité masculine de la pollution par les ondes wifi  http://www.spartan-underwear.com

Et pour ceux qui en douteraient encore, la pollution, hélas,  ne touche pas que les grandes métropôles!

La carte ci-dessous montre comment l'agglomération de Clermont-Ferrand a été touchée par la pollution aux particules le 26 janvier dernier. Elle a été réalisée par une entreprise Clermontoise Numtech et est visible sur le site d'atmo Auvergne Rhone-Alpes http://www.atmoauvergne.asso.fr/fr/cartographie/haute-resolution/ville-clermont-ferrand

Capturepollution260117

 

 

Une consultation européenne à deux entrées pour le developpement des start-up

 

Vous pouvez participer de deux façons  complémentaires à la consultation organisée par l'Union Européenne au sujet du développement des start-up (Start-up Initiative) du 31 mars au 31 juillet 2016. L'objectif est de receuillir les avis sur l'environnement des "jeunes pousses" mais aussi de formuler des propositions .

 Jusqu'au 10 juillet, en ligne sur le site https://www.europe-des-startups.eu/project/titre-de-la-consultation/consultation/consultation, Madame la secrétaire d'état au numérique nous invite à nous exprimer pour élaborer la réponse française. Le secrétariat a fait douze propositions qui peuvent être commentées, enrichies et "likées" directement sur le site. L'internaute peut aussi proposer d'autres idées. l'intéret de cette plateforme est de pouvoir suivre en temps réel l'émergence des opinions.

Par ailleurs, l'ensemble des parties peut remplir le questionnaire complet du site de l'Union Européenne jusqu'au 31 juillet  http://ec.europa.eu/growth/tools-databases/newsroom/cf/itemdetail.cfm?item_id=8723&lang=fr&title=Public%2Dconsultation%2Dunder%2Dthe%2DStart%2Dup%2DInitiative

Lien pour le questionnaire https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/e5468960-9500-499f-b2a0-94d1430a0f6c?draftid=19318235-0b34-45c2-98ee-1b6acb36f146&surveylanguage=FR Là, il faudra attendre la publication de la synthèse pour connaitre les différentes propositions.

La participation à des consultations publiques est un des moyens de faire du lobbying et d'influer sur les décisions qui nous concernent . On peut cependant s'interroger sur la vraie portée de la participation civile: Exercice de communication ou vrai réceptacle de bonnes idées ?

DANS LE DOUTE A VOS CLAVIERS!

 

Les partenariats dans l'open innovation,

 

En organisant hier un débat sur les relations entre petites (David) et grandes (Goliath) entreprises, le Bivouac, nouveau quartier numérique Auvergnat, a su attirer un public de start-up  et de grosses entreprises interpellées par cette question récurrente et trés pertinente. La collabotaton est un facteur bien reconnu d'innovation mais comment la mener pratiquement ? Le cabinet "All you need for Growth" a planté le contexte et rappelé quelques fondamentaux pour des collaborations réussies.

L'apport financier immédiat n'est plus suffisant

Il semble que le bouclage des tours de table financiers successifs ne mette plus, même provisoirement, la start-up à l'abri des soucis. La barrière à l'entrée de certains marchés n'a souvent pas le temps d'être sécurisée que les concurrents émergent déjà avec plus de moyens. L'adossement à un grand groupe peut être raisonné comme une façon de grandir sous une aile protectrice tout en s'adaptant.

Les partenariats entre des entreprises de cultures différentes, basées les unes sur les processus et les autres sur l'agilité, se préparent.

Il s'agit de manager l'interculturel. Pour dépasser les inquiétudes quant aux risques financiers, la perte d'indépendance ou le pillage, les deux partenaires doivent définir en interne  leurs objectifs et les moyens alloués ou nécessaires. Pour les grandes entreprises, cela necéssite donc un minimum de clarté sur leurs intérêts puis la mise en place d'une organisation dédiée et  reliée aux décideurs stratégiques et opérationnels pour pouvoir apporter ce qui a été promis. Lors de la négociation, la clarté sur les objectifs  de chacun et les moyens évitera les soucis utltérieurs et les malentendus qui peuvent ronger la relation future même avec les meilleures intentions. Je suis une start-up, de quoi ai-je besoin? d'un outil de protypage, de facilité d'industrialisation, de cash, de clients, de notoriété et de capacité de lobbying, de réseau, de compétences....?

Différents modes de collaborations plus ou moins engageant existent.

Les fonds de Corporate Venture ont progressé en France, même si ils restent en proportion de notre PIB moins importants qu'aux Etats-Unis d'Amérique,  mais bien d'autres modes de collaboration sont possibles. Un auditeur soulignait  l'importance de démarrer avec des petites réalisations "qui marchent" pour apprendre à se connaitre. Les principaux modes de collaboration ont été énumérés à titre indicatif même si  selon "All your need for Growth", il faut savoir inventer le cadre convient le mieux aux objectifs des partenaires.

La création de spin-off, le mécénat de compétences, la création d'évenements pour mettre en valeur des start-up  autour d'un écosystème offrent avec des investissements réduits en capital ou compétence des possibilités de veille et d'identification des tendances, de communication et  de stimulation de son écosytème. La start-up en tirera un support financier, des conseils, un réseau ou une visibilité.

La grande entreprise peut s'investir de façon plus importante en créant des incubateurs, lab ou accelerateurs internes  dans l'idée parfois de pouvoir en tirer partie pour faire évoluer son business model. Ce système plus perturbant pour la culture d'entreprise peut être recherché pour stimuler l'esprit d'entreprise et d'innovation des équipes, la start-up y trouvera un engagement plus perenne mais parfois moins de liberté.

Les partenariats commerciaux et start-up permettent aux start-up de grandir de façon plus indépendante et ne sont pas à négiger. Ouverture de son capital à du Corporate venture capital ou fusion/vente sont aussi envisageables mais plus impliquantes.

Le cadre contractuel clair et précis et la loyauté sont ensuite indispensables au succès.

Le point de vue d'Adhocinfos:  le choix du partenaire et l'intérêt d'organiser une veille

La préparation doit inclure si possible une cartographie précise des potentialités et de l'environnement. Un auditeur se demandait si les rapprochements avec les start -up sont réalistes pour les PME et ETI. Si il y a là aussi un intérê évident,  la réponse a été que jusqu'à présent, ils sont peu fréquents. Le temps disponible pour identifier le bon partenaire est encore plus contraint pour les petites équipes dirigeantes de ces structures.

A mon sens, dans une PME, l'organisation d une veille sur ces sujets peut permettre de gagner du temps et de détecter des opportunités partenariales et est réalisable si le dirigeant est convaincu. La veille pourra se faire à partir des sources documentaires  bien ciblées et par la construction sur le long terme d'un réseau d'informateurs ou le recours à des prestataires. Pour la start-up, l'analyse du coeur de métiers des partenaires potentiels est indispensable pour évaluer les risques et savoir se placer au plus juste des intérêts de son futur mentor.

Ma conclusion sera classique: 100% de ceux qui ont réussi, ont essayé,  lancez-vous,  mais sans candeur!

Autre information à portée auvergnate: l'association "le connecteur"  a notamment pour objectif l'organisation d'évenement pour favoriser les échanges entre entreprises et favoriser l'innovation ouverte. http://www.leconnecteur.org/

La veille pour le webmarketing des e-commerçants et marques

 Le salon Connecsud de Montpellier, rassemblait le 1 juin 2016 de belles entreprises proposant notamment des solutions digitales intéressants la veille .

Des outils de veille pour affiner son webmarketing: Alors que le ecommerce se developpe, il devient aussi de plus en plus concurrentiel. Le marketing opérationnel évolue et se professionnalise en webmarketing .Le nombre important de spécialistes du référencement, de la publicité en ligne ou du webmarketing, présents sur les stand et les conférences témoignait des besoins cruciaux des commerçants et marques dans ces domaines.

Deux sociétes, présentes hier, apportent des outils pour faciliter la veille tarifaire sur internet (Price Observatory http://www.price-observatory.com/ ) ou plus largement la surveillance des actions de webmarketing des concurrents (BSWEB-Human responsive  http://www.bsweb.fr/). Ces solutions permettent aux e-commerçants et aux marques  d'être au courant des actions de leurs concurrents ou distributeurs et de pouvoir réagir trés vite dans leur politique de prix ou de communication.

Pour gérer le référencement de son site internet, analyser son positionnement mots clé, on peut utiliser les solutions serach marketing "seeUrank "et "yooda insight" .(yooda https://www.yooda.com/)

Pour des plus grosses structures, Jalios, un des plus gros acteurs des solutions de reseaux sociaux d'entreprises, facilite le partage de l'information au travers de ces outils collaboratifs.

Mais les outils ne font pas tout, une fois l'information disponible, l'entreprise doit apprendre à en tirer partie pour adapter ses prix, sa stratégie de communication ou ses autres décisions opérationnelles et strratégiques. Les différents acteurs ont partagé avec moi l'importance de l'organisation pour traiter l'information. L'accompagnement à l'exploitation des outils avec en premier lieu une définition des objectifs puis la création de recommandations trés opérationnelles peut se faire en interne ou par du conseil externe.

 

 

La digitalisation des RH

Les salons iexpo, elearning expo et solutions RH se tenaient conjointement à la porte de Versailles en mars dernier.

Pour le coté "veille", j'ai vu peu de nouveautés du coté des solutions de crawling d'informations mais des développements originaux dans  l'analyse des données:.  cas d'application de géolocalisation et de visualisation des données exploré par Coexcel ou exploration intelligente des questions des utilisateurs par Kapitaliser, moteur social autoapprenant.

Mais le vrai changement est dans l'abondance des solutions RH et les évolutions des RSE (réseaux sociaux d'entreprises). La maitre mot est "intelligence collective".Ces outils sont proposés pour partager de la veille, impliquer les collaborateurs, stimuler l'innovation dans l'entreprise et faire de la formation sous support digital. Le secteur des RH semble inspirer les entrepreneurs du digital: l'offre est riche pour accompagner la création et la mise en avant de modules de e-learning , créer des sérious game, numériser les recrutements de l'analyse des CV à l'accompagnement des nouveaux collaborateurs puis à la "gestion des talents". Une offre variée qui cherche à améliorer la productivité et qui fera sans doute évoluer ces métiers. Ces outils sont tabous pour certains, l'usage montrera si cela correspond à un vrai besoin, si les entreprises petites ou grandes s'y investiront et si un bon équilibre entre l'utilisation de la technique et le maintien de rapports humains est possible, c'est à suivre.... Pour finir, je peux citer le secteur du "team building" où  des acteurs trés inventifs qui font jouer les collaborateurs avec des approches  traditionnelles "artisitiques" ou "sportives"  semblaient garder le sourire.

Les données de l’agriculture valent de l’or, elles ont besoin d’Intelligence économique

La maitrise des données issues de l’internet des objets en agriculture ouvre des perspectives nouvelles ce qui n’a pas échappé aux parlementaires. Le Rapport de M. Bruno SIDO, sous forme du PV d’une audition passionnante d’experts, intitulé « La place du traitement massif des données (big data) dans l'agriculture : situation et perspectives dans ce domaine » est disponible sur le site du sénat. http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-614-notice.html

Parmi les opportunités, on retiendra notamment que :

  • Les outils d’aides à la décision (OAD) déjà très courant offrent de nouveaux services aux agriculteurs grâce à des capteurs de plus en plus sensibles et au croisement de données (géolocalisation, composition du sol , météo, état sanitaire etc.) et contribuent ainsi à une agriculture de plus en plus durable.
  • Les données captées ont de la valeur, elles peuvent être exploitées par des start-up pour créer de la valeur en région ou ailleurs à partir des données locales.

Mais en menace, il faut souligner la suprématie réelle actuelle des gros acteurs du numérique américains, qui rachètent d’ailleurs parfois des pépites françaises du traitement des  données. A partir du croisement des données météo et agricoles, Monsanto est ainsi rentré sur le marché de l’assurance agricole.

La propriété des données n’est en effet pas toujours claire. la captation des données se fait actuellement à l’insu des créateurs des données. Par la loi, on peut peut-être rendre obligatoire l’information des agriculteurs sur la nature des données transmises en temps réel aux propriétaires de solutions applicatives.

L’agriculture comme les sites industriels ne sont pas non plus à l’abri des cyber-attaques tant pour la captation illicites des données que dans le contrôle à distance des matériels.

Au-delà de la loi, Il est important d’orienter la formation vers les compétences et nouveaux métiers nécessaires à l’analyse des données (statistique, modèles….) et d’avoir une stratégie d’Influence dans ces domaines.

Les acteurs agricoles qui possèdent des données agricoles riches et les acteurs du numérique doivent se regrouper au niveau français et sans doute européen pour faire reconnaitre leurs standards techniques notamment d’interopérabilité afin de créer de la valeur sur le territoire.

Les fonds européens et le programme d’investissement d’avenir peuvent contribuer à financer des actions en Auvergne. Des acteurs publics et privés (industries et semences) et des spécialistes de l’analyse et de la confiance numérique se sont rassemblés pour travailler sur ces sujets et espèrent monter des projets avec l’appui du FEDER dans le cadre des domaines stratégiques DIS 2Systèmes agricoles durables et DIS 4 Traçabilité physique et numérique retenus de la stratégie de spécialisation intelligente de l’Auvergne. L’université de Clermont, présélectionnée attend le résultat de sa candidature à l’appel à projet i-site.

http://iccf.univ-bpclermont.fr/IMG/pdf/isite.pdf

Ouverture d'un Open Lab Exploration et Innovation

  L'Open Lab "Exploration et innovation" a été présenté lundi 11 mai  dans les locaux de l'IADT. Issu du programme de recherche "Management des situations extrêmes" du Centre de recherche Clermontois en gestion et management " (CRCGM) de l'Université d'Auvergne (UDA). Il vise à être un dispositif souple d'interaction entre les chercheurs et les PME. En partant du principe que les managers sont plus que jamais contraints d'adapter leurs méthodes à des environnements évolutifs et incertains, l'idée est venue aux chercheurs et à la CCI  d'appliquer leurs travaux au management de l'innovation avec des PME.

Un programme d'une quinzaine de conférences sur trois ans est monté avec le soutien des partenaires, une dizaine de PME actuellement,  le cluster Efficience industrielle, la CCI Auvergne et l'Association pour la gestion de la connaissance dans la société et les organisation (AGeSCO). Les thèmes seront larges: outils de gestion, créativité, gestion de la connaissance, cluster, mobilisation des experts..., les conférences seront filmées pour être librement consultables.

Gilles Garel, directeur de la Chaire "mangement de l'innovation" au Cnam de Paris a réalisé la conférence inaugurale sur le thème de " la fabrique de l'innovation", reprenant là , le titre de son ouvrage. J'ai retenu qu'il oppose Conception réglée à Innovation créative. Par ailleurs, il a cité et repris dans des exemples emblématiques comme le cas "swatch" quatre facteurs importants pour l'innovation: raisonner ensemble concepts et connaissances, réutiliser la connaissance, expérimenter et organiser un collectif large, improbable et intelligent.

Le public a soulevé ensuite quelques questions: le rôle  primordial des individus créatifs et la capacité de l'organisation à leur "faire de la place, la volonté de l'organisation à accepter le risque versus la notion de fiabilité, la gestion de la propriété de l'innovation dans les organisations ouvertes, ces divers sujets sont autant de pistes de discussion pour les futurs débats.

En réponse à une entreprise qui voulait savoir, me semble-t-il, si cet outil avait vocation à accompagner les entreprises, Pascal Lièvre, professeur au CRCGM, largement initiateur du projet, a souligné que l'Open Lab n'était pas figé et que son devenir dépendrait de son appropriation par les partenaires.

Pour conclure, je retiens l'engagement de ces PME auvergnates, des technologies de l'information mais aussi de secteurs productifs ou des services traditionnels  qui s'engagent dans un chemin qui n'est pas tracé. Cet outil rejoint d'autres expériences en faveur de l'innovation en Auvergne comme "Innovergne". Gageons qu'ici,  la rencontre improbable  entre les chercheurs, la maintenance industrielle, la fonderie d'art, le mobilier urbain, la gestion des données industrielles, les outils logiciels d'aide aux troubles de lecture, les métiers de la gestion privée, les solutions collaboratives et l'accastillage marin et sans doute d'autres,  va créer a minima de la diversité "génétique" intéréssante d'où émergera sans doute de innovation réunissant concepts créatifs et connaissances

Un blog pour toute notre actualité

Nous ouvrons ce blog pour communiquer sur notre activité mais aussi partager des événements ou des informations liés à l'économie ou à l'intelligence économique.