Le conseil extérieur: levier important pour vaincre l’isolement du dirigeant

La présentation commentée par monsieur Stéphane Santia-Andrews, chargé d'affaires à la  BPI Auvergne,  de l’étude »Vaincre les solitudes du dirigeant » commandée la BPI France le Lab, lors du 3ime forum de la CPC Auvergne le 5 avril, a permis de revenir sur la réalité de ces solitudes et sur les solutions à activer pour en diminuer les impacts. Voici, ce que j'en ai retenu et dessiné.

Intrinsèquement le dirigeant est isolé puisqu’unique dans son entreprise et si, c’est la plupart du temps un choix, chacun sait qu’être dirigeant est un exercice difficile.

Solitude 1

L’étude réalisée auprès d’un panel de 2400 dirigeants PME et ETI, analyse finement la diversité des solitudes et de ses conséquences. Elle cite notamment les solitudes suivantes:

  • solitude dans les décisions qui renforce le risque d’en prendre des mauvaises ou de les différer,
  • solitude statutaire qui éloigne des réalités du marché et de l’entreprise,
  • solitude relationnelle qui induit une réflexion unilatérale sans échange,
  • manque de lucidité sur les forces et faiblesses,
  • burn-out professionnel qui toucherait près de 15% des dirigeants,
  • mal-être qui peut transparaitre dans le management et démotiver les équipes,

Dans un environnement instable, les solitudes sont donc dangereuses pour le dirigeant comme pour son entreprise mais ne sont pas inéluctables.  Des solutions qui partent souvent de la posture personnelle du dirigeant et de sa capacité à penser l’organisation de l’entreprise, existent.

Participation à des réseaux d’entrepreneurs et conseils extérieurs sont en tête des solutions auxquels ont recours les dirigeants.

Les possibilités sont larges.  Monsieur Santia-Andrews a témoigné de l’efficacité d’organiser une gouvernance partagée et de s’entourer d’associés qui vous challengent. Recruter, déléguer, motiver ses salariés, mixer les générations, partager des locaux, se créer un réseau et se former, externaliser certaines missions ou utiliser le conseil ou le coaching pour prendre du recul sur sa posture et ses méthodes et les améliorer sont autant de piste à suivre.

L’étude séquence des recommandations en fonction du stade l’entreprise. Par exemple, lorsque l’entreprise se développe, la gestion des connaissances et  la structuration d’une veille  sont utiles. J'ajouterais que la structuration d'une veille efficace veut dire impliquer les collaborateurs lors de la collecte mais aussi dans l’analyse des signaux faibles.

Vous pouvez sur le site de la BPI , retrouver toute l’étude"vaincre les solitudes du dirigeant"

 

 

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