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Capitaliser sur l'inscription Unesco

Capitaliser autour de l’inscription de la Chaîne des Puys et de la faille de Limagne, au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Le journal de l’éco , la cpme63 et le Conseil départemental 63 ont rassemblé , hier 12 mars 2019, 400 personnes autour des futurs enjeux de ce succès.

Cette distinction intervenue en juillet 2018, reconnait la valeur exceptionnelle de ce haut lieu tectonique, premier site naturel , en France continentale,  à être inscrit. Elle est le fruit d’un travail de plus d’une dizaine d’année et de la persévérance d’une équipe multiculturelle  menée par le Conseil départemental du Puy de Dôme qui a rassemblé politiques, institutionnels, scientifique et citoyens pour construire un dossier solide.

« Il faut continuer à travailler ensemble pour préparer l’avenir et utiliser l’intelligence collective » est message clé de cette soirée

  • Elaborer un plan stratégique partagé collectif à long terme indépendant des étiquettes politiques entre le département, l’état, la région et autres collectivités territoriales, parc, entreprises et citoyens pour préserver le site et imaginer des projets ayant des retombées économiques positives. Un invité rappelait que plus loin en France, la ville de Rochefort s’est réveillée grâce à l’utopique projet de la construction de l’Hermione. Notre nouveau site Unesco devient ainsi un « phare » pour l’Auvergne au côté de « Notre-Dame du port et du chemin de Compostelle ». La notoriété volcanique doit profiter notamment au Cantal et aux sites thermaux de l’Auvergne.
  • Etre conscient que cette distinction peut être remise en cause si le site se dégrade. Par exemple, l’exploitation des pouzzolanes doit être étudiée avec attention. C’est aussi l’occasion de mettre en valeur un patrimoine bâti riche et de renforcer concrètement les actions « green »sur la métropole proche.
  • Agir rapidement pour faire connaitre cette inscription au niveau national et international alors que les acteurs touristiques semblent n’en voient encore guère d’effets
  • S’appuyer sur les citoyens ambassadeurs et les entreprises. La fondation « Chaîne des Puys –faille de Limagne » est ouverte à toutes les entreprises de bonne volonté.Elle a déjà financé des projets par exemple autour du maintien du pastoralisme, activité indispensable à l’entretient des paysages de la chaine des Puysou sur du monitoring de la fréquentation des différents sites
  • Expliquer au public les caractéristiques géologiques de ce site notamment grâce des outils touristiques existant comme Vulcania ou le Volcan de Lemptegy

La valorisation de la spécificité géologique peut se faire de multiples façons tel le projet de salon international des vins volcaniques pour 2023.
L’inscription Unesco  peut aussi faciliter d’autres projets ambitieux sur le territoire : Monsieur le maire de Clermont-Ferrand expliquait l’utilité de s’inspirer des bonnes pratiques de gestion du projet et de la démarche d’influence pour mener d’autres projets comme celui de « Clermont ,Capitale Européenne de la culture »

De la dentelle du Puy pour sauver les coraux ?

Le musée Bargoin de Clermont-Ferrand met actuellement en valeur des textiles extraordinaires.

Parmi ceux-ci, un projet est particulièrement enthousiasmant: le projet Corail/ artefact réunit l'artiste Jérémie Gobé et la société auvergnate Fontanille, spécialisée en textiles et dentelles  basée près du Puy-en-Velay dont on peut admirer ici les archives d'échantillon de dentelles. L'artiste a eu l'intuittion qu'on pouvait s'inspirer de ces tissages traditionnels pour créer des supports innovants permettant aux coraux, rendus vulnérables par le réchauffement climatique, de mieux se fixer. Après la validation du concept, l'expérimentation scientifique (CNRS/Museum National d'histoire Naturelle) se poursuit avec l'espoir de participer peut-être au sauvetage de la Grande Barrière de Corail.Img 20181104 wa0005

Lait et viande à l’international : de l’importance de protéger les paysans

A l’occasion du Sommet de l’élevage 2017, la table-ronde « Lait et viande à l’international »organisée par l’association d’ingénieurs agronomes Agrovergne* a rassemblé plusieurs représentants de groupements d’éleveurs français et africains et un spécialiste des marchés agricoles ** pour aborder le contexte politique et économique des échanges internationaux de lait et de viande et son impact sur les éleveurs du Massif Central mais aussi plus largement les effets boomerang sur les sociétés européennes et africaines.          RETOUR PAGE ACCUEIL

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La part de ces produits commercialisés à l’international par rapport à la production globale reste faible à l’échelle mondiale : environ 10% en moyenne. Le commerce dépend d’un petit nombre d’acteurs en production : pour le lait il s’agit principalement de l’UE, de la Nouvelles Zélande et des US, pour la viande bovine de l’Australie, du Brésil mais aussi de l’Inde. Très sensibles aux aléas climatiques, aux crises sanitaires, aux décisions politiques et accords commerciaux, ces marchés sont donc impactés par les variations des achats ou de la production de ces quelques acteurs. Le ralentissement économique de la Chine qui représente environ 30% de la consommation explique à lui seul, entre 2015 et 2016, la baisse des échanges et la déstabilisation des marchés intérieurs.

L’importance récente des « produits ingrédients » a été signalée. Lactoseum et Caseine, très recherchés par les IAA améliorent la valorisation du lait mais à contrario, en viande, l’arrivée récente d’Argentine et d’Uruguay de produits découpés des quartiers arrière qui ne représentent  qu’une très faible part du poids de la carcasse mais une part importante de sa valeur peut être très déstabilisante pour l’équilibre de la filière française.

Du coté des groupements producteurs présents, l’intérêt des échanges internationaux comme sources d’innovation et de richesses est souligné d'où leurs efforts pour garder la valeur en France et maitriser les couts logistiques.

 Par contre, ils souhaitent avoir des accords plus équilibrés. La qualité des produits et les modes de production « responsables ».doivent être mieux valorisés dans les accords commerciaux. Certes, lors des négociations, évaluer la valeur de ces critères est compliqué. Mais intégrer ces critères demande aussi un certain volontarisme politique, nombre d’accords portent sur des champs économiques différents entre lesquels des arbitrages politiques sont faits. Les produits agricoles servent parfois d’échange pour exporter d’autres produits ou services. Au final, des produits à plus bas cout de revient répondant à des critères moins élevés menacent la pérennité de ces filières et des éleveurs

Pour l’élevage africain, les enjeux sont assez proches et connus depuis longtemps : l’arrivée des produits mondiaux ou européens concurrence les productions locales et affaiblit les économies rurales basées sur l’élevage. Cela nourrit l’exode rural vers les métropoles puis l’immigration à destination l’Europe qui ébranle nos sociétés.

Pour être pragmatique, il me semble que face aux aléas naturels, économiques ou politiques, il faut  réinventer des systèmes pour protéger les producteurs des baisse de prix ou des accords déséquilibrés ou isoler dans les accords les produits agricoles en considérant qu’ils sont stratégiques pour l’équilibre politiques des société en assurant d’abord l’autosuffisance alimentaire et donc la paix sociale mais aussi parce que l’activité agricole a un rôle environnemental et contribue à l’équilibre des populations dans les territoires.

* http://auvergne.uniagro.fr

** Les intervenants

Yves Tregaro, médiateur délégué des relations commerciales agricoles au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ancien chef d’unité produits animaux, pêche et aquaculture à FranceAgriMer

Emmanuel Bernard, vice Président de la FNB, responsable de l’export

Michel Thouly, éleveur, ancien Président de la coopérative SODIAAL

Hervé Chapelle, directeur du groupement CEMAC-COBEVIAL

Ibrahim Diallo, éleveur, président de l’UMPLB

Avec le projet AP3C, l'agriculture du Massif Central se prépare aux changements climatiques

La filière agricole, en première ligne pour subir les effets du changement climatiques, s’y prépare.

Les entreprises doivent s’adapter aux modifications de leur environnement. Pour les agriculteurs du Massif Central, le climat est un facteur environnemental trés important et pour eux, le changement climatique, c’est déjà maiintenant. Ils constatent que les aléas climatiques notamment printaniers se multiplient : températures hautes, gelées tardives, alternances de précipitations très abondantes et de périodes de sécheresse avec des conséquences pour les rendements et la qualité.  Les travaux du programme AP3C« Adaptation des pratiques culturales au changement climatique » porté par les chambres d’agriculture du Massif Central (SIDAM°) ont été présentés et commentés lors du colloque du 4 juillet à Vetagrosup à Clermont-Ferrand.

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Des outils de mesure adaptés

Les méthodes de météorologie mises au point pour le projet ont permis de caractériser les évolutions et pour la première fois, de faire des projections géolocalisées très fines de l’impact des changements sur les couverts végétaux au travers de l’étude de l’évolution d’une trentaine d’ indicateurs, basés sur la température et couramment utilisés pour dater certains événements repères ( date de redémarrage de la végétation, de mise à l’herbe, première fauche, nombre de jours d’échaudage…). L’ analyse confirme la rapidité d’évolution de ces indicateurs même en zone de montagne et ce pour l’herbe, les céréales et la vigne. En particulier, la fragilité des prairies permanentes qui caractérisent le système agricole local est ressortie.

Des adaptations des pratiques culturales et du travail nécessaires

Sans préjuger des solutions, les pistes d’adaptation sont à la fois au niveau de la parcelle et de l’exploitation. L’adaptation passera par une profonde modification des pratiques culturales et d’élevage qui nécessiteront d’utiliser de nouveaux indicateurs et avec encore plus de technicité. Ont été évoquées l’augmentation des surfaces consacrées au fourrage pour constituer des réserves, l’utilisation au cas par cas de variétés adaptées, la répartition des risques sur des cultures différentes

Cela aura aussi des conséquences importantes sur l’organisation du travail de l’exploitation. On a cité ainsi l’intérêt de modifier les dates (voir des horaires) des travaux et de pâturage avec parfois des chevauchements avec la période des vélages. Il est à prévoir que la diminution de l’étalement des travaux notamment entre la plaine et la montagne complique la possibilité d’utiliser le matériel partagés dans les CUMA ou le recours aux services de travaux ce qui augmentera la charge financière du poste matériel dans les comptes.

Des enjeux d’innovation pour toute la filière

Le soutien intelligent des pouvoirs publics aux nouveaux systèmes agroécologiques se met en place doucement.Tous les intervenants de la filière devront s'adapter pour contribuer à la gestion du risque :  conception des bâtiments d’élevage résistant à la chaleur, renforcement des capacités de stockage de fourrage, progrès en génétique animale et création variétale, conseil agricole, cahier des charges des appellations, recherche sur les nouveaux risques sanitaires, organisation de la transformation en fonction des nouvelles saisonnalités de la production , création d’ outils assurantiels et de contractualisation sécurisant mieux les producteurs, sont autant d’enjeux d’innovation pour la recherche, le conseil, les fournisseurs et coopératives.

en savoir + http://www.sidam-massifcentral.fr/projets/securisation-systemes/ap3c/resultats

Le conseil extérieur: levier important pour vaincre l’isolement du dirigeant

La présentation commentée par monsieur Stéphane Santia-Andrews, chargé d'affaires à la  BPI Auvergne,  de l’étude »Vaincre les solitudes du dirigeant » commandée la BPI France le Lab, lors du 3ime forum de la CPC Auvergne le 5 avril, a permis de revenir sur la réalité de ces solitudes et sur les solutions à activer pour en diminuer les impacts. Voici, ce que j'en ai retenu et dessiné.

Intrinsèquement le dirigeant est isolé puisqu’unique dans son entreprise et si, c’est la plupart du temps un choix, chacun sait qu’être dirigeant est un exercice difficile.

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L’étude réalisée auprès d’un panel de 2400 dirigeants PME et ETI, analyse finement la diversité des solitudes et de ses conséquences. Elle cite notamment les solitudes suivantes:

  • solitude dans les décisions qui renforce le risque d’en prendre des mauvaises ou de les différer,
  • solitude statutaire qui éloigne des réalités du marché et de l’entreprise,
  • solitude relationnelle qui induit une réflexion unilatérale sans échange,
  • manque de lucidité sur les forces et faiblesses,
  • burn-out professionnel qui toucherait près de 15% des dirigeants,
  • mal-être qui peut transparaitre dans le management et démotiver les équipes,

Dans un environnement instable, les solitudes sont donc dangereuses pour le dirigeant comme pour son entreprise mais ne sont pas inéluctables.  Des solutions qui partent souvent de la posture personnelle du dirigeant et de sa capacité à penser l’organisation de l’entreprise, existent.

Participation à des réseaux d’entrepreneurs et conseils extérieurs sont en tête des solutions auxquels ont recours les dirigeants.

Les possibilités sont larges.  Monsieur Santia-Andrews a témoigné de l’efficacité d’organiser une gouvernance partagée et de s’entourer d’associés qui vous challengent. Recruter, déléguer, motiver ses salariés, mixer les générations, partager des locaux, se créer un réseau et se former, externaliser certaines missions ou utiliser le conseil ou le coaching pour prendre du recul sur sa posture et ses méthodes et les améliorer sont autant de piste à suivre.

L’étude séquence des recommandations en fonction du stade l’entreprise. Par exemple, lorsque l’entreprise se développe, la gestion des connaissances et  la structuration d’une veille  sont utiles. J'ajouterais que la structuration d'une veille efficace veut dire impliquer les collaborateurs lors de la collecte mais aussi dans l’analyse des signaux faibles.

Vous pouvez sur le site de la BPI , retrouver toute l’étude"vaincre les solitudes du dirigeant"

 

Appel à projets Agritech au Bivouac, quartier numérique, Auvergne

Les start-up ont jusqu'au 17 mars pour répondre à l'appel à projet Agritech du Bivouac Auvergne qui vise des projets de trois types:

  • Optimiser le travail dans les exploitations
  • Mieux transformer et valoriser les produits agricoles
  • Améliorer l'expérience des consommateurs

http://boost.lebivouac.com/fr/agritech/

 

Les données de l’agriculture valent de l’or, elles ont besoin d’Intelligence économique

La maitrise des données issues de l’internet des objets en agriculture ouvre des perspectives nouvelles ce qui n’a pas échappé aux parlementaires. Le Rapport de M. Bruno SIDO, sous forme du PV d’une audition passionnante d’experts, intitulé « La place du traitement massif des données (big data) dans l'agriculture : situation et perspectives dans ce domaine » est disponible sur le site du sénat. http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-614-notice.html

Parmi les opportunités, on retiendra notamment que :

  • Les outils d’aides à la décision (OAD) déjà très courant offrent de nouveaux services aux agriculteurs grâce à des capteurs de plus en plus sensibles et au croisement de données (géolocalisation, composition du sol , météo, état sanitaire etc.) et contribuent ainsi à une agriculture de plus en plus durable.
  • Les données captées ont de la valeur, elles peuvent être exploitées par des start-up pour créer de la valeur en région ou ailleurs à partir des données locales.

Mais en menace, il faut souligner la suprématie réelle actuelle des gros acteurs du numérique américains, qui rachètent d’ailleurs parfois des pépites françaises du traitement des  données. A partir du croisement des données météo et agricoles, Monsanto est ainsi rentré sur le marché de l’assurance agricole.

La propriété des données n’est en effet pas toujours claire. la captation des données se fait actuellement à l’insu des créateurs des données. Par la loi, on peut peut-être rendre obligatoire l’information des agriculteurs sur la nature des données transmises en temps réel aux propriétaires de solutions applicatives.

L’agriculture comme les sites industriels ne sont pas non plus à l’abri des cyber-attaques tant pour la captation illicites des données que dans le contrôle à distance des matériels.

Au-delà de la loi, Il est important d’orienter la formation vers les compétences et nouveaux métiers nécessaires à l’analyse des données (statistique, modèles….) et d’avoir une stratégie d’Influence dans ces domaines.

Les acteurs agricoles qui possèdent des données agricoles riches et les acteurs du numérique doivent se regrouper au niveau français et sans doute européen pour faire reconnaitre leurs standards techniques notamment d’interopérabilité afin de créer de la valeur sur le territoire.

Les fonds européens et le programme d’investissement d’avenir peuvent contribuer à financer des actions en Auvergne. Des acteurs publics et privés (industries et semences) et des spécialistes de l’analyse et de la confiance numérique se sont rassemblés pour travailler sur ces sujets et espèrent monter des projets avec l’appui du FEDER dans le cadre des domaines stratégiques DIS 2Systèmes agricoles durables et DIS 4 Traçabilité physique et numérique retenus de la stratégie de spécialisation intelligente de l’Auvergne. L’université de Clermont, présélectionnée attend le résultat de sa candidature à l’appel à projet i-site.

http://iccf.univ-bpclermont.fr/IMG/pdf/isite.pdf