Vu pour vous

La gestion des connaissances

à lire un article du site "le connecteur" qui fait le compte-rendu d"un récent colloque

"Management des connaissances et écosystèmes d’innovation : retour sur le colloque GECSO 2019"

https://www.leconnecteur.org/management-des-connaissances-et-ecosystemes-dinnovation-retour-sur-le-colloque-gecso-2019/

L'intelligence artificielle et veille

Les éditeurs de lofgiciel de veille mettent depuis plusieurs années à la disposition des veilleurs des fonctionnalités d'indexage automatiques de nouvelles sources et d'analyse des données non structurées qui deviennent de plus en plus sophistiquées. L'article de KBkrawl dans  la revue Archimag en donne quelques exemples centrés sur les étapes de collecte, d'anlyse et de diffusion.

http://www.archimag.com/veille-documentation/2018/03/06/etapes-veille-apport-intelligence-artificielle

 

 

Korben à Clermont-Ferrand !

Pour sensibiliser les développeurs à la sécurité informatique qui mieux qu’une tête d’affiche, Manuel Dorme alias Korben ?

Le bivouac et la french Tech ont organisé le 13 mars une conférence qui a rempli l’auditorium de l’ancien Conseil Régional à Clermont-Ferrand d’un public très geek .

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CR d’une  « non-spécialiste « :

Après avoir rappelé les risques des disfonctionnements de la sécurité des Systèmes d’informations : perturbation du fonctionnement, pertes ou vols de données entrainant  perte de confiance des clients et dégâts financiers, nouvelles responsabilités liées à l’application du  RGPD (règlement sur la protection des données personnelles)  au-delà des conseils techniques qui me dépassent,  quelques idées clés sont ressorties: se sentir tous concernés, être conscient de la vulnérabilité des webservice , ne pas compter sur son environnement pour assurer sa sécurité, prévoir la sécurité dès le démarrage des projets, et pour les techniciens :faciliter la remontée « propre » des informations sur les failles (divulgation coordonnée des vulnérabilité), éventuellement recourir à du «bug  bounty « c'est-à-dire utiliser l’activité de communauté de spécialistes de sécurité pour trouver plus rapidement les failles de son système sur des périmètres bien définis et rétribuer les découvertes des hackers sur les vulnérabilités les plus importantes. Korben a notamment présenté sa plateforme " Bounty factory by yesweh4ck" qui sécurise cette activité en servant d’intermédiaire entre les hackeurs citoyens et les entreprises.

Enfin, Korben a rappelé l’importance de l’humain : sensibilisation des collaborateurs et respect des consignes de bonnes pratiques mises en place par les administrateurs.

Coté salle les questions portaient aussi sur la formation et la pratique des métiers de la sécurité et plus « terre à terre » sur les services de cloud couramment utilisées par  les entreprises mais souvent  hébergés ou répliqués hors Europe. Les entreprises sont depuis quelques temps convaincues de l’importance de ce sujet mais est-ce accessible simplement aux PME et TPE ?

Lait et viande à l’international : de l’importance de protéger les paysans

A l’occasion du Sommet de l’élevage 2017, la table-ronde « Lait et viande à l’international »organisée par l’association d’ingénieurs agronomes Agrovergne* a rassemblé plusieurs représentants de groupements d’éleveurs français et africains et un spécialiste des marchés agricoles ** pour aborder le contexte politique et économique des échanges internationaux de lait et de viande et son impact sur les éleveurs du Massif Central mais aussi plus largement les effets boomerang sur les sociétés européennes et africaines.          RETOUR PAGE ACCUEIL

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La part de ces produits commercialisés à l’international par rapport à la production globale reste faible à l’échelle mondiale : environ 10% en moyenne. Le commerce dépend d’un petit nombre d’acteurs en production : pour le lait il s’agit principalement de l’UE, de la Nouvelles Zélande et des US, pour la viande bovine de l’Australie, du Brésil mais aussi de l’Inde. Très sensibles aux aléas climatiques, aux crises sanitaires, aux décisions politiques et accords commerciaux, ces marchés sont donc impactés par les variations des achats ou de la production de ces quelques acteurs. Le ralentissement économique de la Chine qui représente environ 30% de la consommation explique à lui seul, entre 2015 et 2016, la baisse des échanges et la déstabilisation des marchés intérieurs.

L’importance récente des « produits ingrédients » a été signalée. Lactoseum et Caseine, très recherchés par les IAA améliorent la valorisation du lait mais à contrario, en viande, l’arrivée récente d’Argentine et d’Uruguay de produits découpés des quartiers arrière qui ne représentent  qu’une très faible part du poids de la carcasse mais une part importante de sa valeur peut être très déstabilisante pour l’équilibre de la filière française.

Du coté des groupements producteurs présents, l’intérêt des échanges internationaux comme sources d’innovation et de richesses est souligné d'où leurs efforts pour garder la valeur en France et maitriser les couts logistiques.

 Par contre, ils souhaitent avoir des accords plus équilibrés. La qualité des produits et les modes de production « responsables ».doivent être mieux valorisés dans les accords commerciaux. Certes, lors des négociations, évaluer la valeur de ces critères est compliqué. Mais intégrer ces critères demande aussi un certain volontarisme politique, nombre d’accords portent sur des champs économiques différents entre lesquels des arbitrages politiques sont faits. Les produits agricoles servent parfois d’échange pour exporter d’autres produits ou services. Au final, des produits à plus bas cout de revient répondant à des critères moins élevés menacent la pérennité de ces filières et des éleveurs

Pour l’élevage africain, les enjeux sont assez proches et connus depuis longtemps : l’arrivée des produits mondiaux ou européens concurrence les productions locales et affaiblit les économies rurales basées sur l’élevage. Cela nourrit l’exode rural vers les métropoles puis l’immigration à destination l’Europe qui ébranle nos sociétés.

Pour être pragmatique, il me semble que face aux aléas naturels, économiques ou politiques, il faut  réinventer des systèmes pour protéger les producteurs des baisse de prix ou des accords déséquilibrés ou isoler dans les accords les produits agricoles en considérant qu’ils sont stratégiques pour l’équilibre politiques des société en assurant d’abord l’autosuffisance alimentaire et donc la paix sociale mais aussi parce que l’activité agricole a un rôle environnemental et contribue à l’équilibre des populations dans les territoires.

* http://auvergne.uniagro.fr

** Les intervenants

Yves Tregaro, médiateur délégué des relations commerciales agricoles au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ancien chef d’unité produits animaux, pêche et aquaculture à FranceAgriMer

Emmanuel Bernard, vice Président de la FNB, responsable de l’export

Michel Thouly, éleveur, ancien Président de la coopérative SODIAAL

Hervé Chapelle, directeur du groupement CEMAC-COBEVIAL

Ibrahim Diallo, éleveur, président de l’UMPLB

Avec le projet AP3C, l'agriculture du Massif Central se prépare aux changements climatiques

La filière agricole, en première ligne pour subir les effets du changement climatiques, s’y prépare.

Les entreprises doivent s’adapter aux modifications de leur environnement. Pour les agriculteurs du Massif Central, le climat est un facteur environnemental trés important et pour eux, le changement climatique, c’est déjà maiintenant. Ils constatent que les aléas climatiques notamment printaniers se multiplient : températures hautes, gelées tardives, alternances de précipitations très abondantes et de périodes de sécheresse avec des conséquences pour les rendements et la qualité.  Les travaux du programme AP3C« Adaptation des pratiques culturales au changement climatique » porté par les chambres d’agriculture du Massif Central (SIDAM°) ont été présentés et commentés lors du colloque du 4 juillet à Vetagrosup à Clermont-Ferrand.

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Des outils de mesure adaptés

Les méthodes de météorologie mises au point pour le projet ont permis de caractériser les évolutions et pour la première fois, de faire des projections géolocalisées très fines de l’impact des changements sur les couverts végétaux au travers de l’étude de l’évolution d’une trentaine d’ indicateurs, basés sur la température et couramment utilisés pour dater certains événements repères ( date de redémarrage de la végétation, de mise à l’herbe, première fauche, nombre de jours d’échaudage…). L’ analyse confirme la rapidité d’évolution de ces indicateurs même en zone de montagne et ce pour l’herbe, les céréales et la vigne. En particulier, la fragilité des prairies permanentes qui caractérisent le système agricole local est ressortie.

Des adaptations des pratiques culturales et du travail nécessaires

Sans préjuger des solutions, les pistes d’adaptation sont à la fois au niveau de la parcelle et de l’exploitation. L’adaptation passera par une profonde modification des pratiques culturales et d’élevage qui nécessiteront d’utiliser de nouveaux indicateurs et avec encore plus de technicité. Ont été évoquées l’augmentation des surfaces consacrées au fourrage pour constituer des réserves, l’utilisation au cas par cas de variétés adaptées, la répartition des risques sur des cultures différentes

Cela aura aussi des conséquences importantes sur l’organisation du travail de l’exploitation. On a cité ainsi l’intérêt de modifier les dates (voir des horaires) des travaux et de pâturage avec parfois des chevauchements avec la période des vélages. Il est à prévoir que la diminution de l’étalement des travaux notamment entre la plaine et la montagne complique la possibilité d’utiliser le matériel partagés dans les CUMA ou le recours aux services de travaux ce qui augmentera la charge financière du poste matériel dans les comptes.

Des enjeux d’innovation pour toute la filière

Le soutien intelligent des pouvoirs publics aux nouveaux systèmes agroécologiques se met en place doucement.Tous les intervenants de la filière devront s'adapter pour contribuer à la gestion du risque :  conception des bâtiments d’élevage résistant à la chaleur, renforcement des capacités de stockage de fourrage, progrès en génétique animale et création variétale, conseil agricole, cahier des charges des appellations, recherche sur les nouveaux risques sanitaires, organisation de la transformation en fonction des nouvelles saisonnalités de la production , création d’ outils assurantiels et de contractualisation sécurisant mieux les producteurs, sont autant d’enjeux d’innovation pour la recherche, le conseil, les fournisseurs et coopératives.

en savoir + http://www.sidam-massifcentral.fr/projets/securisation-systemes/ap3c/resultats

Retour sur la matinée "Industrie du futur" de l' ARIA Auvergne Rhone Alpes

L’association des industries agroalimentaires d’Auvergne Rhones alpes  (ARIA) organisait le 28 juin dernier, dans les locaux de l’Institut des ressources industrielles (IRI) à Lyon, une matinée très riche autour de plusieurs temps forts: la présentation de son activité, une table-ronde et des démonstrations «  Industrie du futur », les interventions du Conseil régional et de l’Etat et la visite des plateaux techniques de l’IRI.

La nouvelle ARIA

 Jean-Claude Guillon, président et Philippe de Francesco,délégué général, ont présenté la nouvelle ARIA Auvergne Rhones-Alpes constituée en ’avril 2016 par la fusion de l’ARIA Rhône-Alpes et de l’URIA . Elle fédère des entreprises très diverses d’un secteur qui dans la nouvelle région a un poids économique et social important car il représente environ 40500 salariés dans 25000 entreprises implantées sur l’ensemble du territoire et en particulier en zones rurales.

En tant qu’instance représentative, l’ARIA s’implique auprès des institutions, des acteurs de la formation et de la recherche et auprès des territoires. Ainsi en 2016, elle a contribué ou a été consultée lors de l’élaboration des politiques publiques régionales (Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation…) ou des travaux de comités spécialisés (projet I-site cap 2025…)

 L’ARIA mène avec ses nombreux  partenaires des actions propres  notamment dans trois domaines prioritaires:

  • l’attractivité des métiers notamment auprès des jeunes,
  • les circuits courts agroindustriels répondant aux objectifs d’exigence de qualité, proximité,pérennité des filières et prix,
  • le renforcement de la démarche filière, par l’optimisation des relations entre acteurs de l’amont et de l’aval et la mise en réseau des organismes impliqués dans les filières régionales par exemple par la création du nouveau cluster « viande de ruminants « 

L’ industrie du futur pour les IAA  

Après le rappel des ambitions du  programme national « Industrie du Futur » qui vise la modernisation de l’outil de production mais aussi l’accompagnement des entreprises dans la transformation de leurs modèles d’affaires, de leurs organisations, de leurs modes de conception et de commercialisation par le numérique, des exemples concrets d’innovation pour les IAA ont été présentés :

  • Edeis : entreprise d’ingénierie intervenait sur le thème « Quel modèle organisationnel pour demain » et a présenté des outils numériques (la conception 3D, le BIM et la réalité virtuelle) qui permettent notamment, une meilleure intégration des utilisateurs aux projets ou facilitent la planification de la maintenance des installations.
  • DXsolution, présentait quelques exemples de solutions: la réalité augmentée dans un contexte de formation, les inventaires par drones et ou encore le logiciel CRM VIF spécifique aux métiers agroalimentaire
  • Staubi exposait ses robot et cobots en rappelant que si dans ce secteur, le marché français arrive après la Chine, la Corée , le Japon, les USA, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, en agroalimentaire, les cobots peuvent améliorer la performance et remplacer les hommes sur des taches pénibles tout en permettant leur redéploiements sur des missions plus valorisantes.

La voix des institutions 

Dominique Despras, élu du Conseil régional a rappelé ensuite l’engagement du Conseil régional dans les circuits courts et les aides mobilisables. Monsieur Henri-Michel Comet, préfet de Région a insisté sur l’importance du travail collaboratif essentiel pour l’innovation des petites structures, sur la pertinence des domaines prioritaires de l’ARIA , sur l’intérêt que pourrait avoir l’ARIA  à monter des actions avec des partenaires dans le Massif Central et sur les Etats généraux de l’alimentation, manifestation nationale à venir.

La formation des hommes, important levier d’amélioration pour les IAA

Enfin, cette journée a été l’occasion pour les nombreux acteurs de agroalimentaires présents, de découvrir l’Institut de ressources industrielles,  impressionnant centre de formation initié par UIMM (métallurgie) mais au service d’autres secteurs industriels (énergie, pétrole, chimie, santé, plasturgie, agroalimentaire…). L’IRI  Lyon dispense des formations initiales et continues pour les métiers de l’industries grâce à un ensemble expertises techniques .  Les formations permettent de répondre à trois typologies de métiers :  Production- Réalisation, Installation-Maintenance,  Management de la performance. Les plateaux techniques disposent de matériels professionnels récents des plus grandes marques ou de bancs pédagogiques. L’ensemble permet des mises en situation au plus proche de la réalité industrielle et contribue à améliorer les compétences des hommes ce qui est indispensable à l’adaptation des secteurs industriels aux différentes mutations technologiques actuelles et à venir.

Prenez de l'air grâce aux salons!

 

Les salons professionnels sont des lieux merveilleux pour découvrir les tendances, les concurrents ou des fourisseurs potentiels.

L'exploitation du site du CES dans le secteur de la qualité de l'air:

A défaut de les visiter, la consultation de leurs sites internet se révèle riche de découvertes. En filtrant la page exposant du site du CES de Las vegas 2017, sur "santé et biotech "et "entreprises françaises", j'ai découvert les produits intéressants de quelques entreprises françaises qui apportent des solutions pour se protéger des pollutions de l'air qu'elles proviennent des gaz, particules ou des ondes.

Aykow  propose un purificateur d'air sans filtre (aube)  avec une nouvelle technologie brevetée. http://www.aykow.com

Plumelabs dont les produits permentent de détecter les polluants et les lieux les moins pollués https://plumelabs.com

Wair décline des foulards et tours de cou qui peuvent se transformer en masque anti-pollution sur simple alerte de l'application  http://www.wair.fr

enfin Spartan, dessine des sous-vêtements qui protégent la fertilité masculine de la pollution par les ondes wifi  http://www.spartan-underwear.com

Et pour ceux qui en douteraient encore, la pollution, hélas,  ne touche pas que les grandes métropôles!

La carte ci-dessous montre comment l'agglomération de Clermont-Ferrand a été touchée par la pollution aux particules le 26 janvier dernier. Elle a été réalisée par une entreprise Clermontoise Numtech et est visible sur le site d'atmo Auvergne Rhone-Alpes http://www.atmoauvergne.asso.fr/fr/cartographie/haute-resolution/ville-clermont-ferrand

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à venir Conférence sur la sécurité numérique

Innovergne signale une conférence sur un sujet qui concerne toutes les entreprises: la sécurié et les risques numériques

Après la publication en 2015 d'un rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation  des choix scientifiques et technologiques,  Michel BECQ, Responsable du secrétariat de l’OPECST au Sénat, en présentera les points clés .

Mardi 8 novembre 2016 de 15h à 16h30
Maison des Sciences de l'Homme - Amphi 219 - 4 rue Ledru, 63000 Clermont-Fd

Pour y assister, s' inscrire obligatoirement  http://www.innovergne.fr/securite-numerique-et-risques-conference-de-michel-becq-opecst

sinon, la lecture des rapports de l'OPECST est souvent trés riche,  voici les lien de consultation des deux parties du rapport

http://www.senat.fr/rap/r14-271-1/r14-271-11.pdf

http://www.senat.fr/rap/r14-271-2/r14-271-21.pdf

 

 

Les données de l’agriculture valent de l’or, elles ont besoin d’Intelligence économique

La maitrise des données issues de l’internet des objets en agriculture ouvre des perspectives nouvelles ce qui n’a pas échappé aux parlementaires. Le Rapport de M. Bruno SIDO, sous forme du PV d’une audition passionnante d’experts, intitulé « La place du traitement massif des données (big data) dans l'agriculture : situation et perspectives dans ce domaine » est disponible sur le site du sénat. http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-614-notice.html

Parmi les opportunités, on retiendra notamment que :

  • Les outils d’aides à la décision (OAD) déjà très courant offrent de nouveaux services aux agriculteurs grâce à des capteurs de plus en plus sensibles et au croisement de données (géolocalisation, composition du sol , météo, état sanitaire etc.) et contribuent ainsi à une agriculture de plus en plus durable.
  • Les données captées ont de la valeur, elles peuvent être exploitées par des start-up pour créer de la valeur en région ou ailleurs à partir des données locales.

Mais en menace, il faut souligner la suprématie réelle actuelle des gros acteurs du numérique américains, qui rachètent d’ailleurs parfois des pépites françaises du traitement des  données. A partir du croisement des données météo et agricoles, Monsanto est ainsi rentré sur le marché de l’assurance agricole.

La propriété des données n’est en effet pas toujours claire. la captation des données se fait actuellement à l’insu des créateurs des données. Par la loi, on peut peut-être rendre obligatoire l’information des agriculteurs sur la nature des données transmises en temps réel aux propriétaires de solutions applicatives.

L’agriculture comme les sites industriels ne sont pas non plus à l’abri des cyber-attaques tant pour la captation illicites des données que dans le contrôle à distance des matériels.

Au-delà de la loi, Il est important d’orienter la formation vers les compétences et nouveaux métiers nécessaires à l’analyse des données (statistique, modèles….) et d’avoir une stratégie d’Influence dans ces domaines.

Les acteurs agricoles qui possèdent des données agricoles riches et les acteurs du numérique doivent se regrouper au niveau français et sans doute européen pour faire reconnaitre leurs standards techniques notamment d’interopérabilité afin de créer de la valeur sur le territoire.

Les fonds européens et le programme d’investissement d’avenir peuvent contribuer à financer des actions en Auvergne. Des acteurs publics et privés (industries et semences) et des spécialistes de l’analyse et de la confiance numérique se sont rassemblés pour travailler sur ces sujets et espèrent monter des projets avec l’appui du FEDER dans le cadre des domaines stratégiques DIS 2Systèmes agricoles durables et DIS 4 Traçabilité physique et numérique retenus de la stratégie de spécialisation intelligente de l’Auvergne. L’université de Clermont, présélectionnée attend le résultat de sa candidature à l’appel à projet i-site.

http://iccf.univ-bpclermont.fr/IMG/pdf/isite.pdf

Un dossier sur le lobbying

Le portail "vie-publique.fr"édité par la Direction de l’information légale et administrative a publié début septembre 2015, un dossier consacré au lobbying et à son encadrement juridique ; Il fait notamment état de l’avis de l’ONG Transparency International  qui dénonce un manque de traçabilité et de transparence dans les modes de décisions et ce,même lorsqu’il y a des consultations.

http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rub1844/lobbying-france-pratique-voie-reconnaissance.html

 

Ouverture d'un Open Lab Exploration et Innovation

  L'Open Lab "Exploration et innovation" a été présenté lundi 11 mai  dans les locaux de l'IADT. Issu du programme de recherche "Management des situations extrêmes" du Centre de recherche Clermontois en gestion et management " (CRCGM) de l'Université d'Auvergne (UDA). Il vise à être un dispositif souple d'interaction entre les chercheurs et les PME. En partant du principe que les managers sont plus que jamais contraints d'adapter leurs méthodes à des environnements évolutifs et incertains, l'idée est venue aux chercheurs et à la CCI  d'appliquer leurs travaux au management de l'innovation avec des PME.

Un programme d'une quinzaine de conférences sur trois ans est monté avec le soutien des partenaires, une dizaine de PME actuellement,  le cluster Efficience industrielle, la CCI Auvergne et l'Association pour la gestion de la connaissance dans la société et les organisation (AGeSCO). Les thèmes seront larges: outils de gestion, créativité, gestion de la connaissance, cluster, mobilisation des experts..., les conférences seront filmées pour être librement consultables.

Gilles Garel, directeur de la Chaire "mangement de l'innovation" au Cnam de Paris a réalisé la conférence inaugurale sur le thème de " la fabrique de l'innovation", reprenant là , le titre de son ouvrage. J'ai retenu qu'il oppose Conception réglée à Innovation créative. Par ailleurs, il a cité et repris dans des exemples emblématiques comme le cas "swatch" quatre facteurs importants pour l'innovation: raisonner ensemble concepts et connaissances, réutiliser la connaissance, expérimenter et organiser un collectif large, improbable et intelligent.

Le public a soulevé ensuite quelques questions: le rôle  primordial des individus créatifs et la capacité de l'organisation à leur "faire de la place, la volonté de l'organisation à accepter le risque versus la notion de fiabilité, la gestion de la propriété de l'innovation dans les organisations ouvertes, ces divers sujets sont autant de pistes de discussion pour les futurs débats.

En réponse à une entreprise qui voulait savoir, me semble-t-il, si cet outil avait vocation à accompagner les entreprises, Pascal Lièvre, professeur au CRCGM, largement initiateur du projet, a souligné que l'Open Lab n'était pas figé et que son devenir dépendrait de son appropriation par les partenaires.

Pour conclure, je retiens l'engagement de ces PME auvergnates, des technologies de l'information mais aussi de secteurs productifs ou des services traditionnels  qui s'engagent dans un chemin qui n'est pas tracé. Cet outil rejoint d'autres expériences en faveur de l'innovation en Auvergne comme "Innovergne". Gageons qu'ici,  la rencontre improbable  entre les chercheurs, la maintenance industrielle, la fonderie d'art, le mobilier urbain, la gestion des données industrielles, les outils logiciels d'aide aux troubles de lecture, les métiers de la gestion privée, les solutions collaboratives et l'accastillage marin et sans doute d'autres,  va créer a minima de la diversité "génétique" intéréssante d'où émergera sans doute de innovation réunissant concepts créatifs et connaissances

Opportunités de cofinancement des projets des PME par les fonds structurels européens

Les régions sont devenues les autorités de gestion principales des fonds structurels européens en janvier 2014. La région Auvergne a présenté hier les grandes lignes des fonds structurels Européens  pour la programmation régionale et interrégionale 2014-2020.  Les différents outils: FEDER , FSE, FEADER permettent de cofinancer par des subventions ou des outils financiers  des projets d'entreprises, d'exploitants agricoles, de laboratoires de recherche, d'associaltions, de collectivités territoriales...

Les documents d'application des différentes mesures sont encore à finaliser et de nombreux appels à projets seront ouverts mais la région à déjà ouvert un site avec un formulaire pour recueillir les premières manifestations d'intéret. http://www.auvergne.fr/content/aideseuropeennes

Guide CGPME des bonnes pratiques informatiques

Pour visualiser 12 régles essentielles de sécurité informatique, télécharger le document sur le site de l'ANSSI

http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2015/03/guide_cgpme_bonnes_pratiques.pdf

Le lobbying expliqué aux étudiants en droit de l'Université d'Auvergne

Le 20 Novembre dernier, un colloque "Lobbying et normes juridiques" organisé par école de droit de l'Université d'Auvergne tentait de définir la notion de lobbying qui n'existe pas au niveau juridique et d'en expliquer ses mécanismes.

Il fut rappellé que mal considéré et perçu comme peu encadré en France, le lobbying participe du fonctionnement des institutions européennes basées sur des prises de décisions consensuelles.  Le lobbying intervant alors dans l'apport d'information préalable à toute décision. Des professionnels issus d'une grande multinationale régionale expliquaient l'importance de bien comprendre le fonctionnement et les processus de décisions des institutions européennes. Ils évoquèrent la recherche de partenaires transfrontaliers pour constituer des coalitions et  défendre leurs intérêts.

Les exemples développés  par les juristes et praticiens furent nombreux comme l'étiquettage des pneumatiques, la préparation d'un texte sur le secret des affaires, les pratiques de l'industrie du tabac ou encore les décisions juridiques pour définir les frontières entre lobbying, prosélytisme et liberté religieuse.

http://droit.u-clermont1.fr/actualites/colloque-lobbying-et-normes-juridiques.html