start-up

Une innovation pour les carrières

Dsc 1248 Reckall, jeune entreprise lozèrienne développe un boitier qui permet de détecter les pietons sur les carrières et d'éviter des accidents dramatiques . Elle était il y a quelques jours au SIM, salon annuel du secteurs des carrières à Clermont-Ferrand.  Cette entreprise a bénéficié du programme Smartec de la région Occitanie et de l'accompagnement de notre cabinet.

Le conseil extérieur: levier important pour vaincre l’isolement du dirigeant

La présentation commentée par monsieur Stéphane Santia-Andrews, chargé d'affaires à la  BPI Auvergne,  de l’étude »Vaincre les solitudes du dirigeant » commandée la BPI France le Lab, lors du 3ime forum de la CPC Auvergne le 5 avril, a permis de revenir sur la réalité de ces solitudes et sur les solutions à activer pour en diminuer les impacts. Voici, ce que j'en ai retenu et dessiné.

Intrinsèquement le dirigeant est isolé puisqu’unique dans son entreprise et si, c’est la plupart du temps un choix, chacun sait qu’être dirigeant est un exercice difficile.

Solitude 1

L’étude réalisée auprès d’un panel de 2400 dirigeants PME et ETI, analyse finement la diversité des solitudes et de ses conséquences. Elle cite notamment les solitudes suivantes:

  • solitude dans les décisions qui renforce le risque d’en prendre des mauvaises ou de les différer,
  • solitude statutaire qui éloigne des réalités du marché et de l’entreprise,
  • solitude relationnelle qui induit une réflexion unilatérale sans échange,
  • manque de lucidité sur les forces et faiblesses,
  • burn-out professionnel qui toucherait près de 15% des dirigeants,
  • mal-être qui peut transparaitre dans le management et démotiver les équipes,

Dans un environnement instable, les solitudes sont donc dangereuses pour le dirigeant comme pour son entreprise mais ne sont pas inéluctables.  Des solutions qui partent souvent de la posture personnelle du dirigeant et de sa capacité à penser l’organisation de l’entreprise, existent.

Participation à des réseaux d’entrepreneurs et conseils extérieurs sont en tête des solutions auxquels ont recours les dirigeants.

Les possibilités sont larges.  Monsieur Santia-Andrews a témoigné de l’efficacité d’organiser une gouvernance partagée et de s’entourer d’associés qui vous challengent. Recruter, déléguer, motiver ses salariés, mixer les générations, partager des locaux, se créer un réseau et se former, externaliser certaines missions ou utiliser le conseil ou le coaching pour prendre du recul sur sa posture et ses méthodes et les améliorer sont autant de piste à suivre.

L’étude séquence des recommandations en fonction du stade l’entreprise. Par exemple, lorsque l’entreprise se développe, la gestion des connaissances et  la structuration d’une veille  sont utiles. J'ajouterais que la structuration d'une veille efficace veut dire impliquer les collaborateurs lors de la collecte mais aussi dans l’analyse des signaux faibles.

Vous pouvez sur le site de la BPI , retrouver toute l’étude"vaincre les solitudes du dirigeant"

 

Salon International du Machinisme Agricole 2017, un salon qui permet d’imaginer ce que sera« Etre agriculteur dans 1O ans »

Au SIMA, ce qui frappait d’abord c’était le gigantisme avec la mise en scène d’énormes tracteurs et d’outils, rarement français, parfois autonomes. On y remarquait des prototypes à propulsion électrique ou bio méthane, des efforts sur la précision de la pulvérisation ou de l’épandage, des pneumatiques respectueux des sols et performants sur route. Face à ces mastodontes, le discret robot autonome de désherbage de la start-up Toulousaine Naïo s’exposait parmi les startups.

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Agriculteurs et entreprises de travaux agricoles peuvent choisir parmi les multiples propositions numériques au service d’une agriculture de précision : gros équipements mais aussi services et ’outils d’aide à la décision digitalisés qui vont du champ à la commercialisation. L’offre numérique court-circuite parfois les écosystèmes traditionnels d’achat et de commercialisation mais permet d’alléger certaines taches de travail, de collaborer avec des confrères toujours rares et plus éloignés et de dégager, parfois, plus de marge.

La protection de l’environnement et des consommateurs et sa réglementation contraignante a stimulé la créativité du secteur. Depuis vingt-cinq ans, la géolocalisation GPS et la télédétection grâce aux images satellites ont petit à petit amélioré la précision de l’utilisation des intrants et de l’eau, la maitrise sanitaire des parcelles ou les systèmes assuranciels. L’acquisition des données et leur traitement sont de plus en plus rapides grâce à des capteurs, au plus près des cultures, sur les tracteurs ou sur des drones. Les agriculteurs peuvent recevoir sur leurs smartphones des alertes d’objets communicants : stations météo, silos ou robots de traite par exemple.

Cette nouvelle agriculture est un plateau de jeu assez animé :

Pour les offreurs de solutions informatiques et de communication, l’interopérabilité des données issues de solutions et d’objets différents est cruciale et la compétition rude pour imposer sa technologie comme la norme dominante.  L’utilisation des données collectées deviendra sans doute, en elle-même, lucrative.

Pour les distributeurs et concessionnaires traditionnels de machines, il faut mettre à niveau technique leurs équipes sinon la distribution directe se développera.

Au cœur des solutions sont les données. Les organismes agricoles et centres de recherche en Agronomie détiennent actuellement la connaissance agronomique, ils ont mis au point des modèles de prévision des maladies, de rendement ou de qualité à partir de jeux de données collectées sur plusieurs années. Ils doivent les rendre toujours plus robustes et faciles d’utilisation pour transformer ces données en valeur. La plateforme Api-agro en est un outil qui rassemblent ces données https://plateforme.api-agro.fr/explore/?sort=modified. Le futur portail numérique des données agricoles en sera une version plus ambitieuse largement ouverte à l'ensemble du big data agricole et aux données d'acteurs ^privés.

Les coopératives distribuent souvent déjà des outils d’aide à la décision issus de ces modèles, certaines ont déjà directement investi dans ce secteur. Concurrencées, à la marge pour le moment, par des plateformes internet dans leurs business d’approvisionnement et d’organisme stockeur, elles doivent plus largement réinventer leur rôle dans le service et le conseil indépendant aux agriculteurs.

Tous les acteurs de l’agriculture (organismes agricoles, industriels ou coopératives, investisseurs) veulent être de cette révolution numérique grâce à l’innovation « ouverte ». Ils organisent des hackactons, concours, appels à projets pour détecter les idées et les attirer. Cette manne financière, même si elle est passagère, est une opportunité qui alimente une riche émulation. Mais, cela ne manque pas de risques car la concurrence est nombreuse et le paysage commence à être installé. Même si ils sont largement médiatisés, tous les nouveaux projets ne sont pas innovants ou économiquement rentables et ils ne survivront pas tous.

Etre agriculteur dans 10 ans ? Il n’y aura pas une agriculture mais des modèles originaux à chaque exploitation. Pour les agriculteurs, un des enjeux est de savoir choisir et mettre en œuvre les services digitaux les plus adaptés à leurs besoins économiques, agronomiques ou organisationnels. Un autre est de savoir si ces outils resteront de « l’aide à la décision «  ou si l’intelligence artificielle permettra aux machines d’arbitrer sans l’homme. Compte-tenu de la complexité des facteurs à prendre en compte, il parait raisonnable actuellement de veiller à maintenir le savoir-faire agronomique. La formation et le conseil seront absolument nécessaires pour développer choix critique et compétences opérationnelles sur les outils digitaux mais aussi maintenir la connaissance agronomique .

Appel à projets Agritech au Bivouac, quartier numérique, Auvergne

Les start-up ont jusqu'au 17 mars pour répondre à l'appel à projet Agritech du Bivouac Auvergne qui vise des projets de trois types:

  • Optimiser le travail dans les exploitations
  • Mieux transformer et valoriser les produits agricoles
  • Améliorer l'expérience des consommateurs

http://boost.lebivouac.com/fr/agritech/

 

Prenez de l'air grâce aux salons!

 

Les salons professionnels sont des lieux merveilleux pour découvrir les tendances, les concurrents ou des fourisseurs potentiels.

L'exploitation du site du CES dans le secteur de la qualité de l'air:

A défaut de les visiter, la consultation de leurs sites internet se révèle riche de découvertes. En filtrant la page exposant du site du CES de Las vegas 2017, sur "santé et biotech "et "entreprises françaises", j'ai découvert les produits intéressants de quelques entreprises françaises qui apportent des solutions pour se protéger des pollutions de l'air qu'elles proviennent des gaz, particules ou des ondes.

Aykow  propose un purificateur d'air sans filtre (aube)  avec une nouvelle technologie brevetée. http://www.aykow.com

Plumelabs dont les produits permentent de détecter les polluants et les lieux les moins pollués https://plumelabs.com

Wair décline des foulards et tours de cou qui peuvent se transformer en masque anti-pollution sur simple alerte de l'application  http://www.wair.fr

enfin Spartan, dessine des sous-vêtements qui protégent la fertilité masculine de la pollution par les ondes wifi  http://www.spartan-underwear.com

Et pour ceux qui en douteraient encore, la pollution, hélas,  ne touche pas que les grandes métropôles!

La carte ci-dessous montre comment l'agglomération de Clermont-Ferrand a été touchée par la pollution aux particules le 26 janvier dernier. Elle a été réalisée par une entreprise Clermontoise Numtech et est visible sur le site d'atmo Auvergne Rhone-Alpes http://www.atmoauvergne.asso.fr/fr/cartographie/haute-resolution/ville-clermont-ferrand

Capturepollution260117

 

 

Une consultation européenne à deux entrées pour le developpement des start-up

 

Vous pouvez participer de deux façons  complémentaires à la consultation organisée par l'Union Européenne au sujet du développement des start-up (Start-up Initiative) du 31 mars au 31 juillet 2016. L'objectif est de receuillir les avis sur l'environnement des "jeunes pousses" mais aussi de formuler des propositions .

 Jusqu'au 10 juillet, en ligne sur le site https://www.europe-des-startups.eu/project/titre-de-la-consultation/consultation/consultation, Madame la secrétaire d'état au numérique nous invite à nous exprimer pour élaborer la réponse française. Le secrétariat a fait douze propositions qui peuvent être commentées, enrichies et "likées" directement sur le site. L'internaute peut aussi proposer d'autres idées. l'intéret de cette plateforme est de pouvoir suivre en temps réel l'émergence des opinions.

Par ailleurs, l'ensemble des parties peut remplir le questionnaire complet du site de l'Union Européenne jusqu'au 31 juillet  http://ec.europa.eu/growth/tools-databases/newsroom/cf/itemdetail.cfm?item_id=8723&lang=fr&title=Public%2Dconsultation%2Dunder%2Dthe%2DStart%2Dup%2DInitiative

Lien pour le questionnaire https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/e5468960-9500-499f-b2a0-94d1430a0f6c?draftid=19318235-0b34-45c2-98ee-1b6acb36f146&surveylanguage=FR Là, il faudra attendre la publication de la synthèse pour connaitre les différentes propositions.

La participation à des consultations publiques est un des moyens de faire du lobbying et d'influer sur les décisions qui nous concernent . On peut cependant s'interroger sur la vraie portée de la participation civile: Exercice de communication ou vrai réceptacle de bonnes idées ?

DANS LE DOUTE A VOS CLAVIERS!

 

Agilité et veille

Le petit-dejeuner introductif du Forum "Création et reprise " de Clermont avait pour terme l'agilité.

Développer son offre en partant d'une idée mais en sachant pivoter si l'environnement évolue apparait plus que jamais nécessaire.L'agilité est une qualité qui ne se décrete pas mais se cultive. Jeunesse, effectifs restreints, les start-up ont un mode d'organisation particulièrement favorable à l'agilité et heureusement, n'ayant pas  encore trouvé leur marché récurrent, elles sont encore fragiles. Les entreprises plus matures sont aussi concernées: les mutations de l'environnement sont de plus en plus rapides et  ne laissent plus le choix. L'écoute client et la curiosité doivent être stimulées .Toute entreprise maitrisant une culture de veille stratégique sera à même de pivoter en douceur.

Les partenariats dans l'open innovation,

 

En organisant hier un débat sur les relations entre petites (David) et grandes (Goliath) entreprises, le Bivouac, nouveau quartier numérique Auvergnat, a su attirer un public de start-up  et de grosses entreprises interpellées par cette question récurrente et trés pertinente. La collabotaton est un facteur bien reconnu d'innovation mais comment la mener pratiquement ? Le cabinet "All you need for Growth" a planté le contexte et rappelé quelques fondamentaux pour des collaborations réussies.

L'apport financier immédiat n'est plus suffisant

Il semble que le bouclage des tours de table financiers successifs ne mette plus, même provisoirement, la start-up à l'abri des soucis. La barrière à l'entrée de certains marchés n'a souvent pas le temps d'être sécurisée que les concurrents émergent déjà avec plus de moyens. L'adossement à un grand groupe peut être raisonné comme une façon de grandir sous une aile protectrice tout en s'adaptant.

Les partenariats entre des entreprises de cultures différentes, basées les unes sur les processus et les autres sur l'agilité, se préparent.

Il s'agit de manager l'interculturel. Pour dépasser les inquiétudes quant aux risques financiers, la perte d'indépendance ou le pillage, les deux partenaires doivent définir en interne  leurs objectifs et les moyens alloués ou nécessaires. Pour les grandes entreprises, cela necéssite donc un minimum de clarté sur leurs intérêts puis la mise en place d'une organisation dédiée et  reliée aux décideurs stratégiques et opérationnels pour pouvoir apporter ce qui a été promis. Lors de la négociation, la clarté sur les objectifs  de chacun et les moyens évitera les soucis utltérieurs et les malentendus qui peuvent ronger la relation future même avec les meilleures intentions. Je suis une start-up, de quoi ai-je besoin? d'un outil de protypage, de facilité d'industrialisation, de cash, de clients, de notoriété et de capacité de lobbying, de réseau, de compétences....?

Différents modes de collaborations plus ou moins engageant existent.

Les fonds de Corporate Venture ont progressé en France, même si ils restent en proportion de notre PIB moins importants qu'aux Etats-Unis d'Amérique,  mais bien d'autres modes de collaboration sont possibles. Un auditeur soulignait  l'importance de démarrer avec des petites réalisations "qui marchent" pour apprendre à se connaitre. Les principaux modes de collaboration ont été énumérés à titre indicatif même si  selon "All your need for Growth", il faut savoir inventer le cadre convient le mieux aux objectifs des partenaires.

La création de spin-off, le mécénat de compétences, la création d'évenements pour mettre en valeur des start-up  autour d'un écosystème offrent avec des investissements réduits en capital ou compétence des possibilités de veille et d'identification des tendances, de communication et  de stimulation de son écosytème. La start-up en tirera un support financier, des conseils, un réseau ou une visibilité.

La grande entreprise peut s'investir de façon plus importante en créant des incubateurs, lab ou accelerateurs internes  dans l'idée parfois de pouvoir en tirer partie pour faire évoluer son business model. Ce système plus perturbant pour la culture d'entreprise peut être recherché pour stimuler l'esprit d'entreprise et d'innovation des équipes, la start-up y trouvera un engagement plus perenne mais parfois moins de liberté.

Les partenariats commerciaux et start-up permettent aux start-up de grandir de façon plus indépendante et ne sont pas à négiger. Ouverture de son capital à du Corporate venture capital ou fusion/vente sont aussi envisageables mais plus impliquantes.

Le cadre contractuel clair et précis et la loyauté sont ensuite indispensables au succès.

Le point de vue d'Adhocinfos:  le choix du partenaire et l'intérêt d'organiser une veille

La préparation doit inclure si possible une cartographie précise des potentialités et de l'environnement. Un auditeur se demandait si les rapprochements avec les start -up sont réalistes pour les PME et ETI. Si il y a là aussi un intérê évident,  la réponse a été que jusqu'à présent, ils sont peu fréquents. Le temps disponible pour identifier le bon partenaire est encore plus contraint pour les petites équipes dirigeantes de ces structures.

A mon sens, dans une PME, l'organisation d une veille sur ces sujets peut permettre de gagner du temps et de détecter des opportunités partenariales et est réalisable si le dirigeant est convaincu. La veille pourra se faire à partir des sources documentaires  bien ciblées et par la construction sur le long terme d'un réseau d'informateurs ou le recours à des prestataires. Pour la start-up, l'analyse du coeur de métiers des partenaires potentiels est indispensable pour évaluer les risques et savoir se placer au plus juste des intérêts de son futur mentor.

Ma conclusion sera classique: 100% de ceux qui ont réussi, ont essayé,  lancez-vous,  mais sans candeur!

Autre information à portée auvergnate: l'association "le connecteur"  a notamment pour objectif l'organisation d'évenement pour favoriser les échanges entre entreprises et favoriser l'innovation ouverte. http://www.leconnecteur.org/